18-2006

Vendredi 30 juin
Anaïs – Deftones – Dionysos & Synfonietta – The Strokes – Daft Punk – Venus & Orchestre – Seun Kuti & Fela’s Egypt 80 – Arctic Monkeys – Damian « Jr. Gong » Marley – The Gossip – Malajube – Two Gallants –Gojira – Brother Ali – Atmosphere – Benie – Jack & The Bearded Fishermen – Poni Hoax – Polysics – DJ Aï – Non Stop – Asher Selector – Fancy – Adam Kesher – The Young Knives – Winston Mc Anuff & Bazbaz – Uffie & Dj Feadz
Samedi 1er juillet
Enhancer – Morrissey – Depeche Mode – Coldcut – Hushpuppies – Sunday Drivers & Orchestre – Nohara (Camille & Pascals) – Katerine – Infadels – Teitur & Orchestre – I Love UFO – Last Minutes – Spleen – La Caution – ApSci – Spank Rock – Free’s B – Coitry by Seb Martel & Invités ( Camille / Spleen/…) – Fat Freddys Drop – Animal Collective – Nathan Fake – Asher Selectro avec Jahcoustix/ Fidel Nadal – Duracell – A Brand – zZz
Dimanche 2 juillet
Blackalicious – Art Brut – Archive – Muse – Islands – Dominique A – Mogwaï – Sigur Ros – My Baby Wants To Eat Your Pussy – Duchess Says – Omnikrom Ghislain Poirier – We Are Wolves – Les Georges Leningrad – Cult Of Luna – Le Crapo des Marais – Dahlia – Aldan – Aberfeldy – Giant Drag – Asher Selector avec Jahcoustix/ Fidel Nadal – Las Ondas Marteles – Bo Weavil – Dj Mehdi – John Lord Fonda

La victoire en chantant

Aux Eurockéennes, il y a tout et son contraire. L’édition 2006, fourmillante d’indices, achève de nous convaincre de cette règle immuable.

On les attendait depuis 2003 : Dave Gahan était alors venu jouer les éclaireurs… Et ils sont là ! Légende de la new-wave des années 80, Depeche Mode prend possession du Malsaucy. En infernale locomotive, les augures de l’electro-pop contribuent à offrir aux Eurocks trois jours à guichets fermés. Leur show est dantesque, gorgé de tubes… Le Malsaucy en chavire de bonheur et scande : « On a gagné ! » après que nos Bleus aient éliminé le Brésil d’un Mondial que l’on perdra d’un coup de boule face à l’Italie.

On pourrait croire que fort d’une telle prestation, Depeche Mode écrase la concurrence ? Que nenni. Les Eurockéennes décuplent les énergies. Seule avec sa guitare sur l’immense Grande Scène, Anaïs s’offre un mémorable stand-up où toute la plaine reprend « Mon Cœur, Mon Amour ». Audacieux d’autant qu’Anaïs précède Deftones, gang métallique venu jouer sa séance de rattrapage suite à l’annulation de 2001 pour cause de tempête.

La création annuelle célèbre les noces improbables entre le Synfonietta et Dyonisos. Jamais l’orchestre du conservatoire de Belfort n’a collé d’aussi près à l’esprit du rock. Le chanteur bondissant Mathias Malzieu plonge dans la foule pour le plus épique slam de l’histoire du festival. Et d’emmener dans son délire le chef Jean-Jacques Griesser… Malgré une monstre panne de son due « aux écureuils » selon Mathias, le spectacle est total. Dionysos et le Synfonietta rééditeront leur exploit dans d’autres rassemblements européens et sur la scène de l’Olympia de Paris donnant lieu à l’enregistrement du CD/DVD : « Monsters in Live ».

Face à cette débauche de fièvre humaine, un vaisseau spécial se pose en Grande Scène: celui de Daft Punk emmené par deux pilotes casqués à la conquête de la presqu’île. Electro-choc garanti ! Sous le chapiteau, les outsiders ne sont pas en reste. Arctic Monkeys est la révélation pop britannique du moment. Mais c’est surtout Gossip qui décroche les lauriers : emmené par une Beth Ditto survoltée et habitée par la rage de chanter comme si sa vie en dépendait, le groupe electro-punk met la foule eurockéenne sens dessus dessous. Beth se livre corps et âme, donne tout et l’on se demande si l’herbe repoussera après son passage.

Bon OK, il y a eu pas mal d’excellents amuse-gueules comme le groupe mixte japonais en combis orange Polysics, limite énervant mais d’une rare tonicité sous la Loggia. Mention rasta à Damian, fils de Bob Marley, et digne héritier du prophète jamaïcain. Mention rock efficace pour les excellents Hushpuppies, des frenchies éclatants de Perpignan. Mention roborative à Mogwaï pour un décrassage de tympans nickel chrome. En décalage complet, Camille croise la route du groupe japonais The Pascals pour une autre création « made in Eurocks », à peine perturbée par une ovation de la foule lorsque la France marque contre le Brésil… Camille elle-même annonce le score ! Plus tard, Katerine, l’idole en boa rose qui « coupe » et « monte le son », y va de son : « On a gagné !» Adorable n’est-ce pas ? Viennent compléter ce cru 2006 : Sigur Rös, impressionnante machine post-rock, et une ultime collection d’imparables tubes signés Muse. Tous les Eurockéens peuvent fêter leur victoire en chantant.

Galerie 2006

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La playlist de 2006