20-2008

4, 5, 6
Juillet
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Vendredi 4 juillet
Keny Arkana – La Bande Originale (Camille, Olivia Ruiz, Oxmo Puccino, Arno, Amadou & Mariam, Didier Wampas, An Pierlé, Daniel Darc, Nosfell,…) – Massive Attack – Ben Harper & The Innocent Criminals – Arno – Cat Power – dEus – Gossip – Drop It ! – T – Yules – Biffy Clyro – Galactic – Missil – Calvin Harris – The Mondrians – A Place To Bury Strangers - Comets On Fire – Genghis Tron – Nortec Collective – Raspect – Soko – Cadence Weapon – Girl Talk – Faso Kombat & Nash – Asher Selectro & Family ( RaldoAsher, Donovan Levy, Uwe Banton & more) – Silent Disco – Kim Novak
Samedi 5 juillet
Alborosie – Camille – Cavalera Conspiracy – Grinderman – N*E*R*D – Daniel Darc – Sharon Jones & The Dap Kings – The Dø – The Wombats – CSS – Xavier Rudd – Vampire Weekend – Phoebe Killdeer & The Short Straws – Lady Saw & The Scrucialists – Sebastien Tellier – Tunng – Midnight Juggernauts – Santogold – Red Sparowes – The Ting Tings – Generic – Love Motel – Pulpalicious – Cool Kids – Shape Of Broad Minds – Fucked Up – Silent Disco – Brooklyn – Théâtre Group
Dimanche 6 juillet
Sinik – Cali – The Offspring – Moby – Moriarty – MGMT – Babyshambles – Gnarks Barkley – The Blakes – French Cowboy – Danko Jones – Band Of Horses – Yeasayer – Ez3kiel – Electric Electric - Lykke Li – Future of the Left – Holy Fuck – Battles – The Seducers – Nash – Seasick Steve – Dan Le Sac vs Scroobius Pip – Raspect night ( Prince Alla, Sylford Walker, Uwe Banton, Donovan Levy, Quique Neira, The NajaVibes Band with Matic Horn) – Silent Disco – Sna-Fu

Les anciens et les modernes

Vous a-t-on déjà dit que les filles des Eurocks sont canons ? Surtout lorsque l’une d’elles, armée de ses platines, porte le pseudo de Missill avec la Loggia pour cible. Une autre, Camille, bien connue en ces lieux, arpente la Grande scène pieds nus, comme envoûtée dans sa petite robe orange, et embobine la foule d’un show vocal étourdissant.

Elle est partout Camille sur ce coup-là. Le temps d’une apparition complice au Club Deville, la 5e scène surprise. Ou encore au sein de la création des 20 ans des Eurocks : cette Bande Originale réunit Olivia Ruiz, Didier Wampas, An Pierlé, Oxmo Puccino, Nosfell, Daniel Darc, Amadou & Mariam, Arno, Grand Corps Malade, appuyés par les musiciens de M… Tous s’essayant à la reprise de standards signés Gainsbourg, Kiss ou… AC/DC !

Mais revenons à nos canons. Chez Moriarty, The Do et la toute jeune Soko, chanteuses riment avec charmeuses. D’autres affirment un sens infernal du rythme, qu’elles baignent dans le hip-hop à l’instar de l’enragée Keny Arkana droit direct en ouverture du festival sur la méga scène, l’enflammée Lady Saw, la précieuse et fulgurante Santogold, la terriblement douce Lykke Li ou dans la soul millésimée façon Sharon Jones. Le chapiteau s’enthousiasme avec raison pour cette noble dame. De la tension on passe dans le registre de l’émotion avec Cat Power. Mais la vraie bombe du week-end, presque personne ne la connaît encore : elle se nomme Beth Ditto, front-woman du trio disco-thrash Gossip. Elle joue sans complexe de ses rondeurs, sa voix transcende le Malsaucy, et l’on en vient à penser au fantôme de Janis Joplin…

Beth n’est pas seule à descendre dans la foule. Girl Talk (qui cache un DJ mâle en réalité), après avoir mis le feu au camping dès le jeudi, récidive sur la presqu’île. L’ambiance est nettement plus calme mais non moins fiévreuse chez Ben Harper qui trône tel un prophète country-blues rescapé des seventies.
Mais nous sommes bien en 2008. Si les sets grandioses de Massive Attack, Cavalera Conspiracy et N*E*R*D renvoient déjà à la décennie précédente (comme le temps passe…), la nouvelle garde cogne à la porte. Armada pop-rock en vrac : Midnight Juggernauts, Wombats, Babyshambles, Vampire Weekend, Danko Jones, Tunng, A Place To Bury Strangers, Battles… Relève electro hip-hop : Pulpalicious, Cadence Weapon, Nash… On en oublie, n’en jetez plus.

Quant aux gloires plus anciennes, elles résistent plutôt bien : Arno, Moby, Offspring ou encore Nick Cave fondu dans le dément projet Grinderman. Anciens contre modernes : la lutte continue sauf qu’aux Eurocks, on se demande souvent où sont les perdants. Surtout pas du côté de Seasick Steve, ambassabeur d’un blues rural éternel, ou chez Gnarls Barkley dont l’imparable refrain « Crazy » entonné par 15.000 voix, résonne encore dans la nuit du Malsaucy.

Galerie 2008

La playlist de 2008